Route des Grandes Alpes en 7 jours : itinéraire jour par jour, cols, hôtels

Route des Grandes Alpes en 7 jours : itinéraire jour par jour, cols, hôtels

Cuendet — Itinéraire vérifié · France

720 km entre Thonon-les-Bains et Menton, 17 cols dont 6 au-dessus de 2 000 m, une fenêtre de praticabilité stricte : mi-juin à fin septembre. Aucun superlatif — juste les chiffres qui comptent, les hébergements vérifiés, et le budget réel pour deux personnes.

  • 720 kmDistance totale
  • 17Cols traversés
  • 7 joursDurée
  • 2 764 mAltitude max (col de l’Iseran)
  • 2 802 mRoute la plus haute d’Europe (cime de la Bonette)
  • 1 790 €Budget estimé (2 personnes)
  • 17 000 mDénivelé positif cumulé
  • Mi-juin → fin sept.Fenêtre praticable

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17 cols, 7 étapes, hébergements, budget — mis en page pour impression et hors ligne.

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Pour qui est cet itinéraire ?

La Route des Grandes Alpes existe depuis 1909. Elle traverse les parcs nationaux de la Vanoise, des Écrins et du Mercantour — trois des plus grands espaces protégés des Alpes françaises. Ce n’est pas un itinéraire de transit. Sur les cols sérieux — Iseran, Galibier, Bonette — la vitesse de croisière tourne autour de 30 à 40 km/h. Les routes sont étroites, les lacets fréquents, les cyclotouristes nombreux en juillet-août.

Cet itinéraire s’adresse à ceux qui savent conduire en montagne, acceptent une logistique rigoureuse (vérifier l’ouverture des cols la veille, faire le plein à chaque vallée, charger les cartes hors ligne) et qui ont sept jours complets devant eux.

Contrainte absolue : l’itinéraire complet n’est praticable qu’entre mi-juin et fin septembre. Planifier hors de cette fenêtre, c’est devoir contourner plusieurs cols — ce qui change fondamentalement le tracé. Cette contrainte est détaillée dans chaque étape concernée.

Ce que cet itinéraire n’est pas

  • Ce n’est pas un road trip autoroutier. Aucune portion ne se fait à 90 km/h.
  • Ce n’est pas un itinéraire pour enfants en bas âge — les journées J3, J4 et J6 sont physiquement exigeantes pour le conducteur.
  • Ce n’est pas une destination de camping sauvage : les zones cœur des parcs nationaux l’interdisent.
Jour 1

Thonon-les-Bains → Cluses

  • 86 km
  • 2h de route
  • Col des Gets — 1 170 m

Tout commence devant l’office de tourisme de Thonon-les-Bains. La stèle du kilomètre 0 marque le départ officiel de la Route des Grandes Alpes. On prend la D902 vers le sud.

La première journée est courte par construction : 86 km, un seul col à 1 170 m. C’est le moment de tester le comportement du véhicule en montagne avant les cols sérieux qui commencent dès J2. Morzine, à une quarantaine de kilomètres, est une station qui fonctionne en été autant qu’en hiver — coeur du domaine des Portes du Soleil (650 km de pistes reliées entre France et Suisse). Traversée agréable, sans impératif de s’y attarder.

Le col des Gets (1 170 m) est ouvert toute l’année. La descente mène vers Cluses, dans la vallée de l’Arve. Ville sans grand intérêt touristique, nœud logistique pratique pour une première nuit.

Hébergements à Cluses (3 étoiles)

  • Hôtel-Restaurant La Chartreuse — Le Reposoir (29 km de Cluses) · 102–150 €/nuit Voir sur Booking
  • Cit’Hotel National — Cluses centre · 80–130 €/nuit Voir sur Booking

Pratique : Faites le plein à Cluses. La vallée de l’Arve est un axe fréquenté — éviter la traversée entre 17h et 19h en juillet-août. Départ recommandé avant 8h demain pour Chamonix.

Jour 2

Cluses → Chamonix-Mont-Blanc → Beaufort

  • 115 km
  • 3h de route
  • Col des Aravis — 1 486 m

Chamonix est à 1 035 m d’altitude, construite autour du massif du Mont-Blanc (4 808 m). Six millions de visiteurs par an en font l’une des stations les plus fréquentées des Alpes. Arriver avant 9h30 permet d’éviter les files sur la route de la Mer de Glace — accessible en train à crémaillère depuis la gare de Montenvers.

Depuis Chamonix, l’itinéraire remonte vers La Clusaz puis le col des Aravis (1 486 m). Par temps clair, la vue directe sur la face nord du Mont-Blanc depuis le col est nette et sans obstacle. La chapelle Sainte-Anne au sommet date du XVIIe siècle. Col ouvert toute l’année sauf enneigement exceptionnel.

La descente mène vers le Beaufortain — zone de production du Beaufort AOP. Fromageries locales avec vente directe.

Hébergement à Beaufort (3 étoiles)

  • Logis Hôtel Les Ancolies — Arêches (commune de Beaufort) · 151–200 €/nuit · note 8,3/10 Voir sur Booking

Pratique : Parkings de Chamonix saturés dès 10h en été. Préférer le parking des Planards ou arriver avant 9h. Dormir tôt — demain, l’Iseran. Départ avant 7h30.

Jour 3

Beaufort → Cormet de Roselend → col de l’Iseran → Val d’Isère

  • 120 km
  • 3h30 de route
  • Cormet de Roselend — 1 968 m · Col de l’Iseran — 2 764 m

La journée la plus exigeante en altitude. Deux cols, dont le plus haut col routier des Alpes françaises.

Le Cormet de Roselend (1 968 m) est la porte d’entrée. La montée depuis Beaufort passe par le lac de Roselend, lac de barrage artificiel à 1 557 m dans un cirque glaciaire — eau turquoise en juillet, visible depuis la route. Après le col, la descente rejoint Bourg-Saint-Maurice.

De là, la D902 remonte vers Val d’Isère et le col de l’Iseran. L’altitude officielle est 2 764 m selon l’IGN — la signalétique routière indique 2 770 m, écart dû aux méthodes de mesure. C’est le plus haut col routier des Alpes françaises, et de toutes les Alpes. La chapelle Notre-Dame-de-Toute-Prudence, construite en 1939, est au sommet. Ouverture : début juin (parfois mi-juin selon l’enneigement) — fin octobre. Ce col fait partie des secteurs sans réseau mobile : télécharger les cartes hors ligne la veille.

Hébergements à Val d’Isère (3 étoiles)

  • Hotel & Spa Le Val d’Isère — Centre Val d’Isère · 180–280 €/nuit · note 9,1/10 Voir sur Booking
  • Hôtel Avancer — Val d’Isère · 183–300 €/nuit · note 9,3/10 · sauna rooftop Voir sur Booking

Pratique : Partir de Beaufort avant 7h30. Faire le plein à Bourg-Saint-Maurice — aucune station entre Bourg et Val d’Isère. Les hôtels 3 étoiles à Val d’Isère dépassent régulièrement 250 €/nuit en haute saison : c’est la variable budgétaire la plus significative du séjour.

Jour 4

Val d’Isère → Bonneval-sur-Arc → col du Galibier → Briançon

  • 160 km
  • 4h30 de route
  • Col du Télégraphe — 1 566 m · Col du Galibier — 2 642 m

L’étape la plus longue : 160 km avec une descente vers la Maurienne, puis la remontée vers le Galibier. Partir avant 8h de Val d’Isère.

Bonneval-sur-Arc est le premier arrêt logique : village classé parmi les Plus Beaux Villages de France, à 1 785 m, versant sud du col de l’Iseran. Architecture savoyarde préservée — toits de lauze, greniers à foin. Prévoir facilement une heure de plus que prévu.

Depuis Modane, la route monte vers le col du Télégraphe (1 566 m) puis Valloire, avant le col du Galibier (2 642 m). Quatrième plus haut col routier des Alpes françaises, régulièrement au programme du Tour de France. Le tunnel parallèle est interdit aux cyclistes. Côté sud, le monument Henri Desgrange, fondateur du Tour, marque le sommet. Fermé mi-octobre à fin mai.

Briançon (1 200 m) est l’arrivée. Citadelle Vauban classée UNESCO, plus haute ville de France. Centre-ville animé, hôtels accessibles. L’étape se situe aux portes du parc national des Écrins.

Hébergement à Briançon (3 étoiles)

Pratique : Plein à Modane avant la montée Télégraphe-Galibier. La descente nord du Galibier peut être fraîche même en juillet : prévoir une couche. Briançon est en zone Écrins — camping sauvage interdit en zone cœur de parc.

Jour 5

Briançon → col d’Izoard → col de Vars → Barcelonnette

  • 106 km
  • 3h30 de route
  • Col d’Izoard — 2 362 m · Col de Vars — 2 108 m

106 km, mais 3h30 à cause des deux cols et de leur profil. Journée équilibrée : montée exigeante sur l’Izoard, descente sur Guillestre, remontée vers Vars, descente sur la vallée de l’Ubaye.

Le col d’Izoard (2 362 m) est connu pour la Casse Déserte, versant sud : zone de pinacles rocheux appelés cargneules, à environ 2 220 m. Paysage géologique peu commun dans les Alpes. Une stèle rend hommage à Fausto Coppi et Louison Bobet, deux fois vainqueurs ici sur le Tour. Parking voiture accessible — prévoir 20 minutes à pied. Col fermé d’octobre à mai-juin.

Le col de Vars (2 108 m) suit depuis Guillestre. C’est l’un des rares cols importants de l’itinéraire ouvert toute l’année, sauf conditions exceptionnelles. La descente sur Barcelonnette emprunte la D900, vallée de l’Ubaye.

Barcelonnette mérite une heure dans ses rues : villas mexicaines construites au retour d’émigrés locaux partis au Mexique au XIXe siècle — curiosité architecturale bien documentée.

Hébergements à Barcelonnette (3 étoiles)

  • La Grande Epervière — Barcelonnette · 120–170 €/nuit · note 8,6/10 Voir sur Booking
  • Hotel Spa Azteca Barcelonnette — Barcelonnette · 165–220 €/nuit · note 8,7/10 · spa Voir sur Booking

Pratique : Plein à Briançon avant l’Izoard — aucune station entre Briançon et Guillestre. Barcelonnette en août : réservation hôtel conseillée plusieurs semaines à l’avance. Demain, journée avec le plus grand dénivelé cumulé : dormir tôt.

Jour 6

Barcelonnette → col d’Allos → col de la Bonette → Saint-Sauveur-sur-Tinée

  • 115 km
  • 3h30 de route
  • Col d’Allos — 2 240 m · Col de la Bonette — 2 715 m · Cime de la Bonette — 2 802 m (boucle optionnelle)

La journée avec le plus grand dénivelé cumulé. Deux cols au-dessus de 2 200 m et un point optionnel à 2 802 m. Partir avant 8h30 n’est pas une recommandation — c’est une condition pour terminer la journée correctement.

Le col d’Allos (2 240 m) ouvre en mai et ferme en octobre-novembre. Le lac d’Allos (2 220 m) est accessible depuis le col par un sentier pédestre — 45 minutes aller-retour depuis le parking. L’un des plus grands lacs naturels d’altitude d’Europe.

Jausiers, après la descente, est le point de départ de la montée vers la Bonette : 23,8 km à 6,7 % de moyenne. Faire le plein ici — dernière station avant le sommet.

Col de la Bonette vs cime de la Bonette : la distinction qui compte

Deux chiffres circulent, ils ne désignent pas la même chose :

  • Col de la Bonette : 2 715 m — C’est le col proprement dit, le passage entre les deux versants. C’est techniquement là que la route franchit la ligne de partage des eaux.
  • Cime de la Bonette : 2 802 m — C’est la boucle routière optionnelle (+2 km) qui contourne le sommet. Elle constitue la route goudronnée la plus haute d’Europe selon les sources routières — mais ce n’est pas un col au sens topographique : c’est une boucle construite à des fins touristiques.

Si la météo est correcte, faire la boucle : le panorama justifie l’arrêt. Mais le « record d’altitude » de 2 802 m s’applique à la route, pas au col. Des ruines militaires de la Ligne Maginot des Alpes sont visibles près du sommet.

La route de la Bonette est fermée d’octobre à fin mai-début juin — l’un des cols les plus tardifs à ouvrir. Vérifier impérativement la veille en début de saison (mi-juin). La route est exposée au vent au-dessus de 2 500 m.

Descente vers la vallée de la Tinée et Saint-Sauveur-sur-Tinée. L’offre hôtelière y est très limitée. Saint-Martin-Vésubie, 20 km plus loin, offre plus d’options.

Hébergement J6 (3 étoiles)

Pratique : Saint-Sauveur-sur-Tinée a très peu de commerces. Si vous ne continuez pas jusqu’à Saint-Martin-Vésubie, prévoir eau et nourriture pour la soirée. Demain est la dernière étape, en descente — profil reposant.

Jour 7

Saint-Sauveur-sur-Tinée → vallée de la Vésubie → Menton / Nice

  • 100 km
  • 2h30 de route
  • Col de Castillon — 728 m (variante Menton)

La dernière journée descend. Pas de col au-dessus de 1 000 m, pas de lacets exigeants, pas de chronométrage serré. Décompression après six jours de conduite en altitude.

Saint-Martin-Vésubie (950 m) est la porte d’entrée du parc national du Mercantour côté français. Village agréable, rue principale ombragée, cafés, restaurants — pause déjeuner naturelle avant la descente finale.

L’itinéraire canonique depuis 1995 passe par Sospel, le col de Castillon (728 m) et arrive à Menton, ville frontière franco-italienne sur la Méditerranée. Terminus le plus alpin des deux options — celui où les Alpes rencontrent la mer au sens géographique.

Nice est le terminus officiel depuis 2012. À 30 km de Menton via la côte. Promenade des Anglais, vieux-Nice, musée Matisse accessibles à pied. Crit’Air obligatoire à Nice (ZFE) — commander sur certificat-air.gouv.fr (3,70 €, délai 2-3 semaines).

Au départ de J1, Thonon était sur le lac Léman. Au terme de J7, la Méditerranée est à 30 m d’altitude. Entre les deux : 720 km, 17 cols, 17 000 m de dénivelé, une fenêtre de mi-juin à fin septembre.

Hébergement à Menton (3 étoiles)

  • Best Western Menton Méditerranée — Menton · 110–200 €/nuit Voir sur Booking

Retour : Nice dispose d’une gare TGV et d’un aéroport international. Menton est à 30 min de Nice en train. Prévoir le parking à Nice à l’avance — stationnement difficile en haute saison.

Les 9 cols principaux : altitudes et ouvertures

Col Altitude Étape Ouverture
Col des Gets1 170 mJ1Toute l’année
Col des Aravis1 486 mJ2Toute l’année
Cormet de Roselend1 968 mJ3Mai-juin → oct.-nov.
Col de l’Iseran2 764 m *J3Début juin → fin oct.
Col du Télégraphe1 566 mJ4Toute l’année
Col du Galibier2 642 mJ4Fin mai-début juin → mi-oct.
Col d’Izoard2 362 mJ5Mai-juin → oct.
Col de Vars2 108 mJ5Toute l’année
Col d’Allos2 240 mJ6Mai → oct.-nov.
Col de la Bonette2 715 mJ6Juin → oct.
Cime de la Bonette (boucle)2 802 m : route la plus haute d’EuropeJ6Juin → oct.

* Col de l’Iseran : 2 764 m (IGN, référence officielle). Signalétique routière : 2 770 m. Les deux chiffres coexistent selon les sources — écart dû aux méthodes de mesure.

Budget réel pour 2 personnes — 7 jours

Poste Montant estimé
Hébergement (7 nuits, 3 étoiles)1 050 €
Repas non inclus (2 × 40 € × 7 j)560 €
Essence (~700 km montagne, ~8 L/100, ~1,80 €/L)120 €
Activités & parkings60 €
Total estimé1 790 €

Variables à anticiper

  • Val d’Isère (J3) : les hôtels 3 étoiles dépassent régulièrement 250 €/nuit en haute saison. C’est la variable la plus significative du budget hébergement.
  • Restauration en station : Val d’Isère, Briançon et Nice pratiquent des tarifs +20 à +30 % au-dessus des étapes de vallée.
  • Essence montagne : consommation supérieure d’environ 30 % à la conduite sur nationale. Les stations sont rares entre deux cols — le plein en vallée est non négociable.
  • Fourchette réaliste globale : 1 500 à 2 200 € selon la saison, le standing choisi et les dépenses annexes.

Toutes les infos pratiques en un seul fichier

PDF téléchargeable : 7 étapes, 17 cols, hébergements, checklist packing, budget détaillé — mis en page pour impression et consultation hors ligne dans les zones sans réseau.

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Avant de partir : ce qu’il faut savoir

Saison : fenêtre stricte mi-juin → fin septembre

L’itinéraire complet n’est praticable qu’entre mi-juin et fin septembre. Cette contrainte concerne directement six cols : l’Iseran (ouvert début juin → fin octobre), le Galibier (fin mai-début juin → mi-octobre), l’Izoard (mai-juin → octobre), le col d’Allos (mai → octobre-novembre), la Bonette (juin → octobre) et le Cormet de Roselend (mai-juin variable → octobre-novembre). Les dates d’ouverture après déneigement varient chaque année de deux à quatre semaines selon l’enneigement hivernal. Consulter bison-fute.gouv.fr la veille de chaque étape concernée.

Conduite en altitude : quatre règles pratiques

  • Départ avant 9h sur les grands cols (Iseran, Galibier, Bonette) — évite les cars de tourisme, les groupes cyclistes et les files en descente.
  • Vitesse moyenne : 30-40 km/h sur les cols sérieux. Routes étroites, lacets serrés, cyclistes nombreux en juillet-août.
  • Frein moteur en descente : rétrograder plutôt que freiner à répétition. Les descentes répétées sur 7 jours sollicitent fortement les plaquettes — vérifier l’état des freins avant le départ.
  • Plein d’essence en vallée : aucune station en altitude entre deux cols. Jausiers avant la Bonette, Bourg-Saint-Maurice avant l’Iseran, Modane avant le Galibier.

Parcs nationaux traversés

L’itinéraire traverse les parcs nationaux de la Vanoise (J3), des Écrins (J4-J5) et du Mercantour (J6). Pas de droit d’entrée. Camping sauvage interdit en zone cœur. Vitesse limitée à 60 km/h sur certains tronçons. Pour savoir quand partir en France, la fenêtre mi-juin à fin septembre est également celle qui correspond aux meilleures conditions météo dans les massifs alpins.

Crit’Air et réseau mobile

La vignette Crit’Air est obligatoire à Nice (ZFE). Commander sur certificat-air.gouv.fr — environ 3,70 €, délai 2-3 semaines. La couverture 4G/5G est absente sur plusieurs dizaines de kilomètres (Iseran, Bonette, Izoard) : télécharger les cartes hors ligne (IGNrando ou Maps.me) avant chaque étape concernée.

Questions fréquentes sur la Route des Grandes Alpes

Quel budget prévoir pour 7 jours sur la Route des Grandes Alpes ?

Pour deux personnes en hôtels 3 étoiles en juillet-août, le budget réaliste est de 1 790 € au total, soit environ 256 € par jour. Répartition : hébergement 1 050 € (7 nuits), repas non inclus 560 €, essence 120 €, activités et parkings 60 €. La fourchette réelle va de 1 500 à 2 200 € selon le standing et la saison. Val d’Isère (J3) est la variable la plus sensible : hôtels 3 étoiles régulièrement au-dessus de 250 €/nuit en haute saison.

Quand peut-on faire la Route des Grandes Alpes en voiture ?

La fenêtre de praticabilité est stricte : mi-juin à fin septembre. Hors de cette période, plusieurs cols majeurs sont fermés : l’Iseran (ouvert début juin → fin octobre), le Galibier (fin mai-début juin → mi-octobre), la Bonette (juin → octobre) et l’Izoard (mai-juin → octobre). Les dates d’ouverture après déneigement varient chaque année. Vérifier sur bison-fute.gouv.fr la veille de chaque étape.

Quels sont les 17 cols de la Route des Grandes Alpes ?

L’itinéraire officiel compte 17 cols. Les 9 principaux documentés dans cet itinéraire 7 jours : col des Gets (1 170 m), col des Aravis (1 486 m), Cormet de Roselend (1 968 m), col de l’Iseran (2 764 m), col du Télégraphe (1 566 m), col du Galibier (2 642 m), col d’Izoard (2 362 m), col de Vars (2 108 m), col d’Allos (2 240 m) et col de la Bonette (2 715 m). Six d’entre eux dépassent 2 000 m.

Quelle altitude maximum atteint-on sur la Route des Grandes Alpes ?

Le point le plus haut accessible en voiture est la cime de la Bonette à 2 802 m — route goudronnée la plus haute d’Europe. Attention à la distinction : c’est une boucle routière optionnelle autour du sommet. Le col de la Bonette proprement dit est à 2 715 m. Le plus haut col routier des Alpes françaises est le col de l’Iseran à 2 764 m selon l’IGN (signalétique routière : 2 770 m).

Faut-il un véhicule spécial pour faire la Route des Grandes Alpes ?

Non. Une voiture ordinaire suffit, à condition que les freins soient en bon état — les descentes répétées sur 7 jours les sollicitent fortement. Vérifier les plaquettes avant le départ. Un véhicule à large empattement ou grande caravane est déconseillé sur les cols étroits. Prévoir des chaînes à neige si passage en juin ou en cas de météo instable. La consommation d’essence est supérieure d’environ 30 % par rapport à la conduite sur route nationale.

Combien de temps pour relier Thonon-les-Bains à Menton ?

720 km en 7 jours est le format recommandé, avec des étapes de 86 à 160 km. La durée de conduite effective varie de 2h (J1) à 4h30 (J4). Il est théoriquement possible de faire le trajet en 3-4 jours, mais la vitesse de croisière sur les cols (30-40 km/h) et la fatigue accumulée rendent ce format peu adapté. 7 jours permet de conduire sans contrainte de temps et de s’arrêter sur les sites notables.

Quelle différence entre le col de la Bonette et la cime de la Bonette ?

Le col de la Bonette est à 2 715 m : c’est le col proprement dit, le passage entre les deux versants, là où la route franchit la ligne de partage des eaux. La cime de la Bonette est à 2 802 m : c’est une boucle routière optionnelle (+2 km) construite autour du sommet. Cette boucle constitue la route goudronnée la plus haute d’Europe — mais ce n’est pas un col au sens topographique. Les deux chiffres circulent dans les guides ; ils désignent deux choses différentes.

De Nice ou Menton, quel terminus choisir ?

Menton est le terminus de la variante alpine (depuis 1995) — là où les Alpes rejoignent physiquement la mer Méditerranée. C’est l’option plus tranquille avec un stationnement plus facile. Nice est le terminus officiel depuis 2012, à 30 km de Menton. Avantage logistique : gare TGV et aéroport international. Contrainte : vignette Crit’Air obligatoire (zone ZFE) et stationnement difficile en haute saison.

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